Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 00:00

Auvers-sur-Oise, mariage de la fille d’amis des parents de Sophie, ambiance surréaliste.

L’élève a troqué son tablier gris contre une jolie robe printanière et d’élégants escarpins ont remplacé les chaussons rouges.

La mariée est belle, il fait un soleil radieux qui aurait pu inspirer Van Gogh, les invités plaisantent entre eux, le buffet est délicieux et Sophie est mal, très mal. Elle a juste omis de préciser à ses parents que quelques heures plus tôt une directrice d’établissement bien pensant l’avait exclue avec pertes et fracas parce qu’elle s’était révoltée contre l’injustice.

 

Elle voulait rentrer, en finir avec cette mascarade, ne plus sourire, pleurer non pas sur son sort mais sur le mal que pouvait faire la vie pour sauver les apparences. A l’église, pendant la cérémonie religieuse, elle n’avait pas pu regarder la Vierge. Elle l’avait trouvé arrogante avec l’Enfant Jésus dans les bras.

Elle en voulait à Marie, à la Directrice, à ses parents qui ne soupçonnaient pas son malaise…, à la terre entière. On la privait de sa dernière année avant le bac, où allait-elle aller, qu’allait-elle devenir, elle voulait dormir, se réfugier dans son lit, retrouver son 64.

 

La 504 de son père roulait tranquillement vers la Capitale.

Il faisait nuit noire et il s’était mis à pleuvoir après un gros orage. Les trottoirs de Paris étaient mouillés et chauds, la pluie dansait devant les phares. La voiture se garait devant le 64, l’avenue était déserte en dehors d’un couple qui s’attardait devant les affiches du cinéma voisin.

 

Sophie se sentait rassurée. Elle était chez elle.

Elle poussait la lourde porte cochère, appelait l’ascenseur, appuyait sur le bouton du 3ème étage, comptait jusqu’à 10 et savait à l’avance que lorsque la clé tournerait dans la serrure, la petite chienne restée seule depuis des heures aboierait pour leur souhaiter la bienvenue.

Elle s’affalait sur son lit. Il était très tard, elle leur parlerait demain.

 

C’était dimanche, le dernier avant la fin de l’année scolaire. Où irait-elle lundi, pas très glorieux ces vacances avant l’heure. Il fallait qu’elle leur parle.

Ils étaient gais au petit déjeuner, ils évoquaient le mariage de la veille, envisageaient une promenade au Champs de Mars ou au Village Suisse dans l’après-midi.

 

Avant le déjeuner, promenade de la petite chienne.

Sophie s’était proposée de la sortir, il fallait qu’elle réfléchisse à la façon dont elle allait leur annoncer la nouvelle. Plus que leur réaction, elle craignait leur déception. Ne pas avoir été la gentille Sophie, parler drogue et Sainte Vierge en même temps, c’était absurde par un si beau dimanche de juin.

 

Au pied de l’immeuble, elle rencontrait le propriétaire du cinéma mythique qui jouxtait le 64.

Ils parlèrent du film à l’affiche « Les galets d’Etretat » et Sophie s’efforçait à être légère en évoquant le talent de Maurice Ronet et la beauté de Virna Lisi. Comme d’habitude, le brave homme promettait de lui mettre de côté des photos d’Omar Shariff quand il en aurait, il connaissait la passion de la jeune fille pour l’acteur.

Sophie n’avait pas compté jusqu’à 10  pour rejoindre le 3ème étage. Elle avait sonné à  la porte et raconté la catastrophe en bafouillant dans le hall d’entrée sans lâcher la laisse du fox terrier.

 

Pourquoi son père s’était-il mis à rire si fort ? Etait-ce le grotesque de la situation ou le souvenir de ses années passées chez les Saints Pères à Versailles ? Elle ne le saurait jamais.

 

Mais le lendemain matin, il ne se rendit pas au bureau. Il emmena sa fille à l’institut religieux, y rencontra la Directrice et lui assura que ce n’était pas elle qui mettait sa fille à la porte, mais lui qui la retirait pour ne pas être confronté plus longtemps à sa bêtise.

Le père et la fille repartirent main dans la main dans les rues de Paris. Ils ne disaient rien. En aucun cas, Sophie ne savourait une quelconque victoire. Elle admirait la pudeur de cet homme qu’elle avait eu tellement peur de décevoir.

 

En arrivant devant le 64, ils traversèrent l’Avenue, allèrent déjeuner juste en face à la « cantine » de François Mitterrand et retraversèrent pour saluer le talent de Maurice Ronet et la beauté de Virna Lisi.

 

Par catherine GENIN-PIETRI - Publié dans : ROMAN : 64, AVENUE - Communauté : LECTURE AU JOUR LE JOUR
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 11:56

 

 


 


 

 

A Frédéric,  Pauline et Audrey

 

 

 

« Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard »

 

Honoré de Balzac







 

 

 

 

 

Sophie avait la fibre bien trop urbaine, voire parisienne, pour continuer à vivre en banlieue, dans « sa banlieue », comme elle avait coutume de le dire les jours où elle avait décidé d’y ajouter une connotation péjorative.

 

Cela faisait pourtant quinze ans qu’elle s’y était installée avec le plus grand des plaisirs. Mari et enfants sous le bras, la trentaine conquérante, elle y avait planté sa nouvelle vie, non loin de sa chère Capitale, mais certainement trop loin de ce qu’elle avait toujours connu, le sirop de la rue et son incomparable saveur.

 

Le divin nectar lui faisait de plus en plus défaut et à son grand regret, Sophie en oubliait presque le goût, sauf à de trop rares moments où elle prenait des bains de foule organisés : jours de soldes pour jouer des coudes, spectacles ou concerts pour en prendre plein les oreilles, lèche vitrines dans les rues encombrées pour ouvrir grand les mirettes. Seul le métro aux heures de pointe ne mettait aucun de ses sens en émoi.

 

Il ne fallait y voir aucun snobisme, mais la réalité d’un temps révolu. Celui des jeunes années de ses enfants, de l’heure des mamans où elle avait connu grand nombre d’amies, des grandes balades à vélo en famille, du bon air qu’elle était fière d’offrir à sa progéniture. Et maintenant, c’est elle qui manquait d’air, entre l’heure des mamans qui n’avait plus cours et les amies qui étaient parties vivre ailleurs.

 

De l’air, de l’air et peu importe qu’il soit pur. Que se passe-t-il quand on ne respire plus ? On meurt ! Et la mort lente n’est pas douce : on s’étiole, on ne vibre plus et tout cela pour le même résultat. On n’est plus là. Sophie n’était plus là, du moins pas comme elle aurait voulu l’être.

 

Si l’on n’y prend garde, l’entourage familial et amical a vite fait de faire culpabiliser la mère de famille qui est en chacune de nous. C’est comme si on devait à tout jamais adorer et aduler un lieu choisi quinze ans auparavant. C’est comme si évoluer était tromper ou renier. Les bonnes âmes n’omettent pas de déclamer à qui veut l’entendre que votre banlieue est chic, votre mari et vos enfants épanouis et que, veinarde que vous êtes, RER  n’a jamais représenté pour vous que Réseaux Et Relations. Et puis surtout, il faut se justifier.

 

Depuis toujours, Sophie était sensible aux lieux, aux ambiances. « Sa banlieue » n’avait pas échappé à la règle. Elle avait quitté un Paris agité et bruyant, avait trouvé son havre de paix dans une maison chaleureuse en bordure de forêt, y avait été très heureuse et son tempérament gai et sa bonne humeur n’avaient pas été étrangers à une atmosphère familiale enjouée. Les enfants avaient poussé loin des agressions de la ville, cocon qui avait certainement rassuré Sophie pendant un temps.

 

Les chers petits avaient grandi, « sa banlieue » avait changé et Sophie s’était endormie à son rythme.

Plus de commerces ou presque, une ville dortoir, rien de bien original. Ce semblant de ville souffrait-il autant que Sophie ? Sûrement pas puisqu’il n’avait pas d’âme.

 

Même si elle ne détestait pas l’ennui, Sophie n’en n’était pas folle non plus. Très lucide, elle avait compris que ses adolescentes n’avaient plus autant besoin d’elle qu’avant et qu’elles prenaient leur envol de jour en jour. Cette même lucidité lui permettait de sourire aux injections de Botox que s’infligeaient ses amies et d’être complaisante vis-à-vis d’elle-même ; oui, elle vieillissait, mais elle ne traquait pas la ride insidieuse ou le premier cheveu blanc.

Elle ne se plaignait de rien, n’enviait personne, faisait ce qu’on lui disait de faire, continuait sa route parce que c’était comme ça …Elle ne se rebellait contre rien, il n’y avait pas matière.

 

Elle avait juste envie de changer d’air, de cadre de vie et elle avait l’impression qu’en l’exprimant, elle faisait la révolution.

 

Curieuse cette sensation récente qu’elle avait de préférer un coup de klaxon au chant d’un oiseau, le bruit au silence. Trop d’années loin de tout ? Elle ne vivait pas en milieu rural, c’était encore pire, elle était trop proche et trop loin à la fois, trop jeune pour se laisser mourir dans « sa banlieue » et trop vieille pour avoir des envies perturbatrices pour l’entourage ! Etre trop ou pas assez, c’était terrible. Que fallait-il faire d’une telle dualité ? Trancher dans le vif ? Sophie ne savait pas, la seule certitude qu’elle avait à ce moment précis de son existence, c’était qu’il fallait quitter cet endroit qui ne lui correspondait plus. Point besoin de courage pour cela, il lui suffisait de fermer les yeux et de retrouver avec délice les odeurs, les senteurs de la rue.

 

C’était devenu un besoin irrépressible, physique, tripal. A chacun ses addictions : Sophie ne réclamait que l’odeur de la baguette fraîche au coin de sa rue, le bruit du roulement de la poubelle que sort la gardienne d’immeuble, le crissement des pneus au feu rouge. Avec un certain humour et une petite dose de mauvaise foi, elle se disait prête à esquiver les crottes de chiens qui jonchaient les trottoirs parisiens.

 

La révolution était en marche. Mari et enfants écoutaient interloqués ce qu’ils estimaient ressembler à des divagations de la part de leur chère épouse et mère.

Peu importait après tout qu’ils ne comprennent pas ou fassent de la résistance, elle pouvait partir seule. Elle ne les quitterait pas complètement, ils continueraient à vivre où bon leur semblerait et ils se verraient régulièrement. Ils n’allaient tout de même pas faire un drame  pour une histoire de bitume.

 

C’était dans cet état d’esprit que Sophie envisageait un retour à Paris.

 

-0-

 

 

 

 

 

 

 

Bien entendu, pour que les choses se passent comme elle l’avait souhaité, il eût fallu compter sans les aléas de la vie…

 

Ce n’était tout de même pas de sa faute si son mari avait été remercié par la Société qui l’employait et si sa cadette demandait une attention ou plutôt une surveillance de tous les instants : « comme le lait sur le feu » disait-elle en parlant de sa fille.

 

L’adolescente, au doux prénom de Pascaline, se délectait dans un malin plaisir à prendre le contre-pied systématique de toute forme d’éducation que tentaient de lui transmettre ses parents. Rien de bien  grave en soi, mais excédés par son comportement désinvolte et je-m’en-foutisme, Sophie et son mari avaient pris la décision commune de ne pas entrer dans son jeu. Il n’y avait ainsi ni crises de larmes, ni grincements de dents lorsque Pascaline leur présentait l’affreux Jojo-pas –lavé- et- pas- coiffé-la-clop-au-bec, ni lorsqu’elle décrétait du haut de ses quinze ans que jamais ô grand jamais elle ne ferait subir à ses enfants l’enfer qu’elle vivait chez elle, si tant est qu’elle ait des enfants d’ailleurs, parce que si c’est pour en faire des chômeurs, c’est pas la peine …

 

Ils ne lui faisaient surtout pas le plaisir de se montrer exaspérés par son attitude.

 

Mais quand la chère enfant avait terminé ses litanies, force était de constater qu’au beau milieu de sa révolte adolescente, les résultats scolaires devenaient catastrophiques.

 

L’enfant roi n’était pas d’actualité chez Sophie et après avoir mis en doute les grands principes de Françoise Dolto, elle tentait d’appliquer les conseils éclairés de Marcel Ruffo qui lui semblaient plus appropriés aux ados du 21ème siècle. Mais il n’y avait pas de psychologue digne de ce nom à la maison et chacun faisait ce qu’il pouvait, sauf peut-être Pascaline qui y mettait une sacrée dose de mauvaise volonté.

Il fut donc décidé que la charmante enfant n’avait plus comme devoir …que de faire les siens.

 

Annabelle, la benjamine qui n’avait que 15 mois d’écart avec son aînée rebelle, était béate devant sa sœur qu’elle trouvait « trop top » ! Et cela, elle l’exprimait sur msn à grand renfort de LOL, de MDR et de smileys en tous genres.

 

Fabien, leur grand frère était militaire et parti de la maison depuis plusieurs années. Il y revenait régulièrement avec sa douce Amélie rencontrée pendant un défilé du 14 juillet. Sophie n’éprouvait aucune nostalgie ; son fils était devenu un homme même si elle continuait à l’appeler Kiki. Ce n’était donc pas le dénommé « Kiki » qui empêchait Sophie d’aller de l’avant dans ses prises de décision, mais plutôt les deux miss ou plus exactement cette fichue culpabilité qui n’avait de cesse de la poursuivre.

 

Il y avait toujours cette petite voix qui lui disait qu’il valait mieux penser aux autres avant soi. Il en allait tout de même des études de ses filles et notamment de celles de Pascaline, alors pourquoi tout chambouler au risque de perturber ses chères têtes blondes ?

N’était-il pas futile d’imaginer un changement de cadre de vie alors qu’il y avait des priorités familiales ? N’était-elle pas totalement égoïste, cette envie soudaine de grands magasins et d’appartement Haussmannien ?

 

La petite voix venait de loin, de très loin… De son enfance, de son éducation et certainement de son passage dans une des meilleures institutions catholiques de Paris. Elle y avait vécu des moments délicieux, connu sa meilleure amie devenue depuis la marraine de Fabien-Kiki et fait des études satisfaisantes. Elle y était entrée à dix ans et plus de trente cinq ans après, les souvenirs étaient intacts : les tabliers gris, les chaussons rouges, les fous rires, l’odeur de la craie, les tics de certains professeurs et la merveilleuse légèreté d’une époque insouciante.

 

Mais il y avait aussi la confession obligatoire pour laquelle il fallait s’inventer des pêchés.

En général, Sophie avouait à voix basse qu’elle avait désobéi à ses parents et attendait l’absolution du prêtre qui venait immanquablement.

Une fois, plus téméraire qu’à l’accoutumé, elle avait décidé de confesser qu’elle avait pris de l’argent dans le porte-monnaie de sa mère pour acheter des bonbons. C’était très excitant d’attendre la réaction de l’abbé et pour un Notre-Père de plus, rien de grave …

Acte de contrition pour acte de contrition, autant s’amuser : quel plaisir un peu plus tard de parler « garçon ».

-          « Oui mon Père, j’ai pêché par pensée et par action…j’ai embrassé un garçon … avec la langue ! »

Ce jour-là, Sophie vit la grille du confessionnal s’entrouvrir, le regard juge du prêtre et le lendemain elle était convoquée dans le bureau de la Directrice. Aujourd’hui encore, elle se souvenait plus des heures de colle que du nombre d’Ave Maria.

 

Et puis il y avait eu l’épisode « Heure Bleue ». Non pas l’enivrant  parfum d’un célèbre parfumeur, mais le titre du livre qui faisait scandale cette année là. Bien plantées dans leurs chaussons rouges et au garde à vous devant la surveillante générale, Sophie et ses camarades recevaient l’ordre de n’acheter ce livre diabolique en aucun cas, faute de quoi ce serait l’exclusion immédiate.

La librairie du coin de la rue avait été dévalisée et Sophie lisait avidement sous ses couvertures : le goût de l’interdit rendait l’ouvrage délicieux alors que l’héroïne, sans mauvais jeu de mots,  vomissait sa drogue.

 

Aucune élève n’avait été prise en flagrant délit, mais il  régnait une atmosphère de conspiration. Les filles les plus libérées –celles qui avaient des gros seins et qui faisaient plus que leur âge- se vantaient de faire de la peinture sur soie et de sniffer du trichloréthylène. Elles prenaient des mines éthérées jusqu’à ce que l’une d’elles se fasse renvoyer. Bien entendu, la jeune demoiselle n’avait rien fait de répressif, juste pêché par orgueil peut-être…Pascaline aurait dit qu’elle se la pétait ! Oui, LOL, Annabelle !

 

Quelques temps après l’épisode de « L’heure Bleue » et pendant que Sophie et sa classe se rendaient à la chapelle pour confesser  leurs pêchés inventés, la Directrice leur  avait demandé de faire une petite prière pour les parents de l’élève renvoyée. Ceux-ci avaient offert à l’institution une Vierge en bronze doré que les blouses grises aux chaussons rouges étaient priées d’admirer.

Et, bien entendu, la fille aux gros seins réintégrait la classe dès le lendemain.

 

La gentille et douce Sophie, celle qui n’avait jamais fait de vagues, celle qui se confessait en inventant des pêchés pour faire plaisir, avait ce jour-là été saisie d’une colère terrible contre l’injustice, ce qui lui valut l’exclusion de l’établissement.

Ses parents n’ayant ni les moyens, ni l’envie de faire don d’une Vierge ou autre figure biblique, elle n’y revint jamais.

 

Y avait-il un lien de cause à effet, elle portait un parfum Guerlain depuis des années, mais ce n’était pas « l’Heure Bleue ».

 

-0-


 

 

 

Par catherine GENIN-PIETRI - Publié dans : ROMAN : 64, AVENUE - Communauté : LECTURE AU JOUR LE JOUR
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 13:08

 

 

Merci d’avoir été fidèles à notre rendez-vous !



Nous sommes le 6 juin 2009, il est 13 heures.




 

Après avoir écrit mon roman



 

 

 

j’ai eu l’envie de le partager avec vous

et de vous proposer un



NOUVEAU CONCEPT DE LECTURE AU JOUR LE JOUR


ET

PARTICIPATION INTERACTIVE DES INTERNAUTES .



Aussi, soyez devant vos écrans tous les jours à 13 heures,

vous y découvrirez un chapitre dont la suite vous sera envoyée

Le lendemain à la même heure.


 

 

 

Un quizz sera mis en place à la fin de ce roman

et j’aurais le plaisir de rencontrer le ou les gagnants

qui  auront répondu correctement aux questions posées.

 

A DEMAIN, 13 HEURES POUR LE DEBUT DE CETTE AVENTURE

LITTERAIRE !





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Par catherine GENIN-PIETRI - Publié dans : EVENEMENT - Communauté : LECTURE AU JOUR LE JOUR
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